Nous avons commencé la journée à six heures par une messe dans la chapelle. Le père Mariusz Wilk, dans sa réflexion sur la Parole de Dieu, s'est attardé sur la fidélité et sur ce qu'est réellement un serviteur du Christ.
En quittant Gubbio, nous ne pouvions bien sûr pas passer à côté du loup sans y prêter attention. C'est précisément ici, selon la tradition, que saint François aurait rencontré le loup qui, pendant longtemps, avait terrorisé les habitants de la ville. Aujourd’hui, à l’endroit de cette rencontre, se dresse un monument rappelant l’histoire extraordinaire de ce saint qui, au lieu de le combattre, a décidé de se lier d’amitié avec lui.
Il nous restait 30 kilomètres à parcourir, c’est pourquoi nous avons décidé de nous arrêter pour prendre un café avant de reprendre la route.
Le parcours s’est avéré extrêmement varié. Tantôt du bitume, tantôt des montagnes, puis, l’instant d’après, la forêt et des fourrés épais. Nous glissions sur les collines, franchissions des obstacles et parcourions les tronçons les uns après les autres, si bien que plus d’une goutte de sueur, voire de sang, s’est répandue sur le sol aujourd’hui. Heureusement, après chaque passage difficile, un magnifique point de vue et la chaleur du soleil italien nous attendaient.
Chacun est arrivé à Valfabrika à son rythme. Sans précipitation, sans course – simplement pas à pas, jusqu’à ce que nous nous retrouvions enfin tous sur place.
Le soir, un délicieux dîner nous attendait, accompagné d’un tout autre paysage italien : les cris des enfants, les conversations et les coups de pied incessants dans le ballon.
On dirait bien que demain, nous terminerons notre match.
Assise n’est vraiment plus très loin.












